
Qu'est-ce que la " fast fashion" ?
La "fast fashion" désigne le renouvellement le plus rapide des collections de modes. Le but de cette pratique est de renouveler sa garde robe et à ne pas conserver ses anciens vêtements.
° le prix de l'habillement : coût des outils nécessaire pour vêtir les individus d'une société.
° la production de masse : elle se caractérise par une standardisation encore plus importante des composants utilisés lors de la production.
° les pays en voie de développement : désigne les pays n'appartenant ni aux pays développés ni aux pays de l'ancien bloc socialiste, formant le tiers-monde, par analogie avec le tiers-état. Il s'agit généralement de pays pauvres, appelés aussi sous-développés, ou émergents, comme par exemple les pays du Sud.
° les profits : appelé aussi avantage, bénéfice ; soit le solde positif entre les ventes et les coûts de revient d'une entreprise. La théorie économique classique définit le profit comme étant la contrepartie des apports de l'entrepreneur (travail et capital).
° la main d'œuvre : Façon, travail de l'ouvrier dans la confection d'un ouvrage. Ensemble des salariés, en particulier des ouvriers, d'un établissement, d'une région, d'un pays.

Origine de la Fast Fashion
A l'origine, les vêtements étaient confectionnés de manière artisanale. Les plus riches faisaient réaliser leurs vêtements sur mesure. Tandis que pour les plus modestes, le vêtement est souvent le résultat d'un travail à domicile des femmes et enfant, notamment à l'aide du rouet.
Ce mode de production artisanale va peu à peu se standardiser au niveau des méthodes de travail et de la production grâce à l'industrialisation qui voit l'apparition de nombreux progrès techniques. Comme d'autres secteurs de l'industrie, le textile connaît une modernisation fulgurante. C'est la confection qui apparaît au 19eme siècle. Les femmes réalisent le travail toujours à domicile mais pour des marchands-fabricants, en fonction de la demande et en faible quantité. Ces changements permettent donc une production en série, les vêtements ne sont plus fait sur-mesure, ils sont vendus déjà prêts et dans différentes tailles. Les prix sont moins élevés que pour une production chez le tailleur, tout comme les délais d'attentes sont raccourcis. Par conséquent, la mode peut se démocratiser, ce qui profite aux classes les plus modestes et à la petite bourgeoisie. C'est l'ancêtre du prêt-à-porter.
Puis, de nouveaux modes de distribution apparaissent. On comptait déjà les galeries comme celle du Palais-Royal, mais au XIXème siècle s'ajoutent les premiers grands magasins comme A la belle jardinière en 1824, Les Trois Quartiers en 1829, Le Bon Marché en 1852, Le Printemps en 1865 et les Galeries La Fayette en 1899. Les grands magasins entraînent un renouvellement de la mode plus rapide qu'auparavant. On y présente des nouveautés à chaque saison.
Ceci ne sera évidemment pas sans conséquence pour la population qui voit son rapport au vêtement considérablement changer: au début des années 1900, les prix de l'habillement chutent avec le début de la production de masse. Des usines de production sont ouvertes dans les pays en voie de développement, permettant aux entreprises de mode - américaines notamment - d'augmenter leurs profits en utilisant une main-d'œuvre bon marché. Ces brusques mutations qui se succèdent sont donc considérées comme une véritable révolution. Les historiens estiment qu'elle s'achève alors que débute la Première Guerre Mondiale.
C'est après la Seconde Guerre Mondiale qu'apparaît le prêt-à-porter au sens où on l'entend aujourd'hui. A partir des "Trente Glorieuses", la consommation de masse se développe, entraînant une hausse du pouvoir d'achat des consommateurs. Le ready-to-wear à l'américaine regroupe des collections qui se distinguent de la confection par leur griffe, leur créativité et leur image haut-de-gamme.
Mais la crise financière des subprimes frappe le monde entier en 2007. Elle va entraîner la contraction du pouvoir d'achat des consommateurs qui vont alors adopter une nouvelle façon de consommer. La tendance est donc à revoir ses priorités financières, et cela se constate à travers le comportement général. Les consommateurs sont souvent plus frileux dans leurs achats. Ils préfèrent acheter les vêtements à bas prix et au détriment de la qualité. Ce phénomène s'intègre dans un monde où la consommation est en baisse et où les acheteurs se lassent de plus en plus rapidement, l'industrie de la mode doit donc redoubler d'efforts pour pousser à l'achat.
Certaines marques ont bien compris cette évolution. Et l'ont même encouragée en pratiquant la «fast fashion» . Inventée par le patron de Zara, Amancio Ortega, la fast fashion est le système du prêt-à-porter de grande distribution ... en accéléré. Contrairement à la slow fashion, la fast fashion désigne le renouvellement le plus rapide des collections de mode pour inciter les consommateurs à renouveler leur garde-robe et ne pas conserver les anciens vêtements. Cette production doit être réalisée à un prix qui permet aux grandes enseignes du prêt à porter de réaliser des marges suffisantes tout en proposant un produit toujours nouveau et à moindre coût. Ce phénomène se diffuse à une vitesse fulgurante partout en Europe, mais aussi dans le reste du monde. Mais cette recherche constante de baisse des coûts de production entraîne de graves problèmes d'ordre social et environnemental.
S'imposant de plus en plus au XXI ième siècle, nous analyserons les avantages, les inconvénients puis les mutations de ce phénomène qui s'étend bien au delà de l'industrie du textile.

Les conséquences sociales

Les conséquences écologiques

Les alternatives
